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mardi, octobre 17, 2006

The Lady sing the blues...


Comme beaucoup de monde j'imagine, mon humeur du moment dicte le fond musical qui m'entoure. Ces derniers jours, empreints de mélancolie, voient ressurgir sur ma chaine audio les CD de Julie London qui passent en boucle.

"Ma voix n'est pas mauvaise", disait Julie London dans un film de 1956, "The great man", dans lequel son personnage interprétait "Meaning of the blues", un titre du pianiste qui a allait devenir son époux dans la vie : Bobby Troup.


J'aime particulièrement cette voix légèrement voilée pleine de félure, elle s'accorde parfaitement à mon spleen actuel. Dans une autre vie j'aurais voulue être chanteuse de jazz...


Julie London était d'abord actrice de cinéma avant de devenir chanteuse. Alors qu'elle faisait ses études à l'Université d'Hollywood, elle est découverte par l'agent Sue Carol, la femme de l'acteur Alan Ladd. Elle apparaît dans son 1er film Nabonga en 1944.
Sa première apparition de chanteuse se fait au 881 Club.
C'est un camarade de classe Arthur Hamilton qui lui composa "Cry Me A River" alors qu'un autre camarade de classe, Jack Wagner était DJ au KHJ à Hollywood. Il était impressionné par sa sensualité et son talent de chanteuse à l'époque où ils étudiaient ensemble.

Et c'est certainement ce qui m'a plu chez elle : sa sensualité. Elle est l'archétype de la chanteuse de jazz blanche et ultra sexy, la "vrai Gilda" !

En même temps c'est une actrice étonnante qui innonde l'écran de sa beautée et de sa présence toujours un peu "ailleurs".
Pour preuve son rôle dans des films comme "Man of the West "("L'homme de l'ouest" d'Anthony mann) ou "Saddle with the wind" ("Libre comme le vent" de Robert Parrish).
Mais c'est encore son apparition inoubliable dans le film de Franck Taschlin " "que je préfère. "La Blonde et moi" est le film qui révèle Jayne Mansfield. Le réalisateur appuie le côté surréel de ses mensurations et fait de Mansfield une Marylin au carré, une pure vision de cartoon.Sur son chemin, le réel se plie, se distord, les lunettes se brisent, les bouteilles de lait explosent et les hommes se transforment en loups de Tex Avery(hilarant) . Julie London, évoque quant à elle un versant mélancolique avec un Cry Me a River qui hante les virées éthyliques de Tom Ewell, le héros ,un imprésario fini, obnubilé par les visions d’une célèbre chanteuse qui l’a abandonné et qui cherche à retrouver un second souffle avec une "nouvelle créature".
L'opposition Jayne Mansfield / Julie London y est saisissante.

Si on rapporte aussi que Julie London avait coutume de se saouler avant chaque enregistrement, preuve de sa fragilité, c'est désormais moi qu'elle ennivre de cette voix qui fut l'une des plus belle du "cool jazz".

D'ailleurs 50 ans après les frères Wachowski ne s'y sont pas trompés en la faisant figurer dans la bande son de leur dernier film "V for vendetta".

"La musique donne une âme à
nos coeur et des ailes à la pensée"

Platon

3 commentaires:

Blogger Gaëlle a dit...

Outche, quelle est belle la dame !
Je sens que je vais être obligée d'aller écouter la voix qui va avec ce visage, ces cheveux étincelants, tout ça quoi.
En plus les jazzmen et les jazzwomen, j'ai un à priori des plus favorables...
Merci infiniment, Lamousmé, je m'interrogeais justement à propos de cette dame depuis ton questionnaire !

21:59  
Blogger Holly Golightly a dit...

Tu viens de redonner vie, sans le savoir, Mélanie, à une jeune femme dans ma vie.
Merci !

19:26  
Blogger Lamousmé a dit...

Merci à toutes les deux pour votre présence...

23:35  

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