La maison de vie

Bienvenue chez Mr Bouch', Gabichou, Le Nain et Lamousmé...

Ma photo
Nom :
Lieu : France

jeudi, octobre 26, 2006

Viona artiste-photographe

J'ai découvert sur le site de Mr Paul cette artiste-photographe dite "gothique" et j'ai été bluffé par ces magnifiques photos. Je vous soumets mes préférées...

Elvire




Venise



Mystique




Alice







Si ces photos vous plaisent je vous conseille vivement d'aller faire un tour chez Viona

Lamousmé

mercredi, octobre 25, 2006

Parce que c'est lui...

Pour ceux qui ne sont pas des lecteurs de "Libération" voici la tribune libre publiée par Vincent Cespedes (philosophe dont j'ai déjà parlé ici) ces derniers jours:


«L e bonheur n'est pas un état stable auquel on pourrait parvenir comme au bout d'un jeu de l'oie. [...] On apprend à vivre avec [les peurs] ou à les apprivoiser, comme le Petit Prince avec son renard.» Non, ces vérités ne sont pas des répliques de la Star Academy : c'est de la philo ministérielle. Ou comment éteindre les Lumières et anesthésier les polémiques en faisant appel aux nouveaux veilleurs de nuit. En 2002, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin nous vendait sa politique désastreuse comme on vend du bon café ; en 2006, son ex-ministre de l'Education nous vend de la «vie bonne» sur le même mode patelin, empreint de fausse modestie. Dans une interview donnée à l'Express (1), Luc Ferry «apprend à vivre» aux bourgeois en alignant des lieux communs, et donc en dénaturant la philosophie, réduite à une bonne soupe, aussi tiède que celle servie par TF1 tous les 13 heures, avec des petits concepts qui flottent à la surface et juste ce qu'il faut de noms (Kant, Epictète) pour nous rappeler que nous ne sommes pas en train de lire la rubrique «psy» d'un magazine féminin. De quoi dépolitiser quatre générations d'un coup. La pensée Ferry se prétend «vraie» philosophie ­ preuve qu'elle n'a rien de philosophique ­ en se moquant des débats des cafés philo et autres initiatives non validées par l'université, taxés de «causettes». Elle dépolitise : «L'individuel n'est pas à opposer au collectif. Le collectif, c'est de l'individuel répété.» Elle pontifie : «Moi, j'aurais envie de penser une troisième voie, une sagesse de l'amour.» Depuis la fin des grèves massives de décembre 1995 et l'avènement de la chiraquie, la France est devenue un car de vieux. Des animateurs s'emploient à les effrayer, les rassurer, les guider, les divertir. L'ex-ministre Ferry est l'un d'eux, curé de la «vie bonne» et réactionnaire convaincu. Les campagnes médiatiques qui acclament ses bréviaires en disent long sur notre soif de chloroforme. Les philosophes ont été remplacés par des «doxosophes», experts d'opinion (doxa), docteurs ès banalités. Pierre Bourdieu les appelait des «intellectuels dégagés». La mission du doxosophe Luc Ferry consiste à désactiver la charge subversive de la philosophie en la noyant dans son histoire, laquelle s'arrêterait au XVIIIe siècle. «La philosophie tourne autour d'une problématique en elle-même assez simple: comment parvenir à une vie bonne ?» dit-il. Adieu Marx, Husserl, Feuerbach, Foucault, Sartre, Lyotard, Peter Sloterdijk et consorts. Seule audace intellectuelle de ce prêt-à-penser, la muflerie qui consiste à faire croire que la réflexion éminemment stimulante des années 60-70 ne fut qu'une exception «assez ésotérique, volontiers obscure et de toute façon marginale par goût» dans l'histoire de la philosophie. Il s'assume ainsi comme un maillon de la machine à neutraliser le jugement critique. Réduite à une histoire des idées, la philosophie cesse d'être un acte vivant et devient un corpus, une collection de noms et de notions mortes. Bergson, Bachelard ou Baudrillard enthousiasment car leur intelligence vivifie la nôtre, révélant des liens inédits et réveillant la gourmandise du questionnement que la routine quotidienne endort. La pensée Ferry, elle, vise non à comprendre mais à faire comprendre, non à faire douter mais à satisfaire. Elle donne ainsi des réponses tranquillisantes aux trois «problèmes existentiels» de l'ex-ministre : «A quoi sert de vieillir, comment éduquer ses enfants, comment vivre le deuil de l'être aimé ?» Quant aux questions politiques (Comment vivre ensemble ? Sommes-nous libres ? Qu'est-ce que la justice ? etc.), elles sont balayées en un revers de main: «La morale commune, en Occident, c'est celle des droits de l'homme, qui est très belle et, quoi qu'on en dise, largement pratiquée» (à Saint-Germain-des-Prés ?). «C'est du kantisme appliqué.» Les détenus de Guantánamo et Emmanuel Kant apprécieront ! Jean-Pierre Pernaut de la philo, Luc Ferry se pose comme un acteur incontournable de la pacification intellectuelle à la française. Tandis que son coéquipier, André Comte-Sponville, est transi par «l'amour vrai du vrai», l'ex-ministre promet de «vaincre les peurs», ce qui signifie pour lui : faire avec. Qu'est-ce qu'une «vie bonne» ? «Une vie débarrassée du caractère négatif des peurs, une vie qui accède à la sagesse.» Assurément, la bonne solution pour digérer les injustices sociales et les révoltes. «L'angoisse, c'est la situation de pure condition anonyme : on tombe en elle depuis le plus intime dans l'anonymat. Mais, dans l'angoisse, on est dans le plus intime de la personne ; elle est un attentat à son essence.» Non, ce n'est pas du Ferry, mais du María Zambrano (1904-1991) ­ une intellectuelle authentique, autonome, engagée. L'ex-ministre, lui, fait de l'angoisse un bobo, et de la philo un pansement : «Quand on regarde comment on est fait ­ des petits morceaux de chair entourés de peau rose ou brune ­ et qu'on voit qu'on peut à la moindre coupure ou blessure souffrir ou mourir, je trouve que l'angoisse n'est pas pathologique. C'est plutôt un signe de lucidité.» De fait, la «sagesse» de l'ex-ministre, débordante de «moraline», peut cautionner les politiques les plus répressives en faisant passer l'angoisse qu'elles dispensent pour de la «lucidité» de la part des victimes. Légitimer et installer les peurs, plutôt que de les résorber. Philo-thérapie, soulageant les vies terrifiées sans toucher aux conditions de vie ni aux conditions de terreur. La philosophie est pourtant antinormative par essence; autocritique, insatiable, elle remet tout en question et nuit gravement à la bêtise. Mais la bêtise capitaliste se montre particulièrement coriace car elle ringardise la culture, édulcore les enjeux, étouffe les dissidents. Gilles Deleuze voyait dans l'apparition des «nouveaux philosophes» une domestication du philosophe par les journalistes. Avec Luc Ferry, c'est au tour du «philosophe» de domestiquer le peuple ; l'intellectuel devient le garant des bonnes idées à donner à cette «France d'en bas». Domestiquer le peuple, c'est promettre le confort bourgeois, le conformisme des désirs et le ramollissement des colères. C'est redonner à la trinité Travail-Famille-Patrie ses lettres de noblesse, et pour cela passer à la trappe tout ce que les deux derniers siècles ont produit de subversif: Nietzsche, l'école de Francfort, Mai 68, l'altermondialisme. Travail : «Il ne faut pas se résigner. Nous ne sommes pas faits pour cela.» Famille : «Se réconcilier avec les gens qu'on aime, en particulier ses parents, est un impératif de sagesse.» Patrie : «Servir les familles, c'est aussi noble que servir la nation.» Dormons tranquilles, Luc Ferry veille sur nous !
(1) Du 12 au 18 octobre.

lundi, octobre 23, 2006

Kaamelott



S'il y a bien une chose qui réunit Lamousmé et Mr Bouch' c'est la série Kaamelott ! Difficile pour nous d'échapper chaque soir à notre petite dose de bonne humeur.
Pour ceux qui seraient passés à côté de cet ovni télévisuel , petite explication: depuis 2004 Alexandre Astier ,véritable homme orchestre de ce programme court ( à la fois auteur, réalisateur, compositeur et interprète du roi Arthur) nous offre un petit bijou d'humour décalé , traitant du sujet ô combien passionnant de la quête du graal par le roi Arthur et ses chevaliers de la table ronde.
Bien sur la vison d'Astier à de quoi, dans un premier temps , refroidir quelque peu les puristes avec son décalage temporel du language et sa perception "très personnelle" des personnages principaux du mythe: ainsi nous retrouvons un Arthur quasi-dépréssif entouré d'incapables, une Guenièvre totalement cruche, un Merlin incompétent, un Lancelot pédant, un "couple" Yvain et Gauvain de post-adolescents gâtés maniérés et peureux et enfin un Perceval débile...
Mais c'est là justement toute la force d'Alexandre Astier. Il réussit grace à des dialogues dignes d'Audiard et en utilisant des tournures argotiques à pleurer de rire ( "fermer vos mouilles" "on va leur coller les miquettes" etc...) à apporter sa propre pierre à l'édifice. Inutile de vous dire que certaines répliques (en particulier du "couple" Perceval et Caradoc) sont désormais "cultissimes": C'est pas faux!!! Sire! On en a gros !!!
L'autre côté particulièrement attachant est "l'esprit de famille" qui anime cette série. Ainsi Léodagan père de Guenièvre est joué par le propre père d'Alexandre Astier, alors que Céli, mère de Guenièvre n'est autre que la mère d'Astier. Si l'on y ajoute des apparitions dans le rôle de la mère d'Arthur par sa belle-mère (deuxième femme donc de son père) et l'excellentissime prestation de Simon Astier (demi-frère d'Alexandre) en Yvain_vous suivez toujours? ;o) _on peut dire que la boucle est bouclé !! Sans compter que la femme d'Alexandre Astier est la costumière de la série. Bref une affaire familiale qui roule...
Enfin pour ceux encore sceptiques qui craindraient le mélange des genres, je dirais que Kaamelott est une belle entrée en matière dans l'univers du Graal à l'instar de la Bd Astérix pour le monde gallo-romain. Il suffit de consulter le dossier Historia pour voir à quel point Astier a su respecter les grandes lignes du mythe.
Conclusion, des histoires fameuses, des acteurs épatants (Alexandre Astier ayant la plus grande palette d'expressions d'agacement jamais réunie chez un acteur) des images léchées, des dialogues hilarants...comment résister ?

Et juste parceque Lamousmé craque totalement pour lui une petite photo de Simon Astier alias Yvain chevalier au Lion


samedi, octobre 21, 2006

"The Sid"


Les jours se suivent et ne se ressemblent pas...Après une semaine de morosité voilà que le soleil vient à nouveau briller dans mon petit coin de ciel.
Cela commence par un paquet dans la boite au lettre portant la mention "Royal Air Mail" et le sentiment fébril en l'ouvrant de toucher du doigt un petit bout de mon paradis : l'Angletterre. Comme quoi la simple vue d'un joli petit ouvrage traitant de Lizzie Siddal suffit à mon bonheur. Ma dernière acquisition sur ebay (mon enfer à moi !!) est un petit catalogue de la retrospective organisée en 1991 à la galerie Ruskin de Sheffield consacrée à l'oeuvre de mon Elizabeth Siddal adorée.
Enfin un ouvrage consacré à son talent et pas seulement à son seul rôle (certe capital) de muse et de femme de Rossetti. Certes j'exagère un peu car il existe plusieurs livres anglais qui traitent de l'influence incroyable de cette jeune femme sur le mouvement pré-raphaélite comme "The wife of Rossetti" de Violet Hunt ou les livres de J. Marsh (d'ailleurs commissaire de cette rétrospective). Mais bien sur rien de traduit en français.
Clerk Saunders d'Elizabeth Siddal


Heureusement l'ange Lizzie doit veiller sur moi. En effet si j'aime D. G. Rosssetti d'amour, j'ai toujours pensé qu'Elizabeth ("The Sid" comme l'appelait affectueusement ce cher Rossetti) en bonne fée, devait de là ou elle est, avoir un oeil sur moi. Etre mon étoile en quelque sorte qui me guide et m'accompagne depuis toujours.
C'est ainsi que récemment en cherchant des articles sur elle sur le web, j'ai découvert le blog de Fauna Amor et ses magnifiques billets sur Lizzie, qui m'ont donnés envie d'ouvrir "La maison de vie".
Je pourrais citer aussi ma rencontre avec la revue "Faeries" grâce à l'article "La fée de Chelsea" par A-F. Ruaud(même si je lui reprocherais de traiter Lizzie de blonde ;o) ) que vous pouvez également retrouver sur son blog.
Mais ma plus belle découverte fut sans nul doute, il y a quelques années, la lecture du roman de Philippe Delerm "Autumn".

C'est Le livre que j'aurais tant voulu écrire !!!



"L'automne est descendu sur le parc de cheyne Walk. Les arbres ne sont plus des arbres. Infinis dégradés de tous les ors, de tous les roux, de tous les flamboiements secrets gagnés par l'ombre et le poids du passé. Comme la toile peinte d'un décor de théatre, ils se confondent avec la fin du jour. Octobre, le mot est doux à boire et triste comme un vin de mort, si riche encore du parfum de la vie. Feuilles d'ambre de Cheyne Walk, rousseur de chevelure immense déployée sur le pavois du souvenir. Femme le parc, femmes les feuilles de papier, femme la terre et l'odeur douce amère après la pluie, femme la mémoire. Dans la demi-pénombre, un paon au bleu soyeux de Moyen Age s'éloigne au long de l'allée silencieuse."


"Elle...Ses cheveux dénoués flottent sur ses épaules, infiniment plus roux que ce début d'automne. Lui...Lui ne compte pas vraiment. Il marche pour marcher près d'elle, et pour la regarder. Elle se laisse regarder. Cela doit être étrange, et difficile. Mais elle a accepté ce jeu, ce rôle qui s'ouvre devant elle, et que personne n'a tenu. Elle était un modèle. Mais elle devient jour après jour beaucoup plus que cela. Elizabeth Siddal est comme un chemin vers l'ailleurs; elle ne peut l'ignorer."


"Le visage à lui seul trahissait cette sensualité que le corps nochalant confirmait sans équivoque. De grands yeux bleus, dont l'insolente franchise frôlait la perversion. Une bouche comme un fruit lourd, de longs cheveux bouclés, d'une opulence provocante. De longs cheveux dont le blond-roux rappelat ceux d'elizabeth, mais leur texturee en faisait l'opposé : ce n'était plus l'aura d'une beautée martyre, mais comme une parure végétale qui appelait l'exaspération de caresses lancinantes.
Il n'y avait pas de hasard. Aussi rapidement qu'il avait vu dans Lizzie le meilleur de son âme, Dante Gabriel avait reconnu la face cachée de ses rêves. Fanny."


"Comme elle avait été cruelle, feignant de n'en rien voir, aveuglée par la fantasque personnalité de Dante Gabriel Rossetti ! Pourquoi avoir aimé celui qui la blessat déjà par sa violence, ses débauches ? Pourquoi avoir choisi celui qui l'effrayai ?
Mais bien sûr, elle connaissait toutes les raisons de sa folie, toutes les réponses à ces questions si douloureuses. Elle savait. Aimer, c'est aimer qui vous fuit, enclore l'idée du bonheur dans le seul être au monde qui rend le bonheur impossible. Aimer, c'est fuir celui qui vous attend, qui vous connaît et vous espère. Et puis...Aimer, pour elle, avait aussi d'autres couleurs. Walter l'avait lui-même conduite vers ces chemins de la peinture, de la poésie_ mais Walter n'avait pas le talent de Rossetti.Pourquoi ? Il était tellement meilleur, tellement plus tendre, généreux, fidèle, aussi intelligent et cultivé que son ami. Mais quoi ? une infime étincelle, une impalpable poussière aérienne les séparait...Le talent..."


Un tel écho à ma vie me fait pleurer...

Beata Beatrix de D. G. Rossetti

Finalement, à peine remise du grand chagrin de n'avoir pas été l'auteur de ce bouleversant roman, j'eus cet été, lors de mes vacances sur la riviera , l'envie de faire des recherches (pourquoi pas en vue d'écrire...) sur le passage de Lizzie à Nice pour soigner sa santé défaillante. Alors que j'évoquais cette idée très récemment avec mon amie Dominique et que nous devisions sur un éventuel "projet littéraire", pendant que nos fistons Mr Bouch' et Hugo se goinfraient d'un bon goûter, j'ai la surprise d'entendre le jeune Hugo nous questionner sur notre conversation. "De qui vous parlez?" Je réponds aussitôt à l'interrogation : "Ta maman va m'aider à traduire des livres sur la femme de mon peintre préféré."Et lui de s'exclamer aussitôt : "ah oui Rossetti !" Silence et étonnement des deux mères. Rapidemment interrompu par un Mr Bouch' répliquant aussi sec: "Pfffffff décidément maman avec ton Rossetti t'es vraiment "contaminator"!!!! "
No Comment.

Et voilà qu'aujourd'hui alors que je tente de déchiffrer (mon anglais étant loin d'être à la hauteur...) l'ouvrage reçu le matin même et cité plus haut, je me retrouve dans le métro absorbée dans la lecture, quand un viel homme s'avance prêt à quitter le wagon et me lance dans un sourire: "vous allez bien ensemble". Interloquée sachant que je me trouvait absolument seule à ma place, je ne trouve rien d'autre à répondre qu'un timide "Pardon ?". Et là, en descendant sur le quai, il se retourne et me dit d'une voix merveilleusement douce: "oui je trouve que cela vous va bien de lire un livre sur Elizabeth Siddal." Les porte du métro se sont alors refermées sur une Lamousmé médusée.

Lamousmé

mardi, octobre 17, 2006

The Lady sing the blues...


Comme beaucoup de monde j'imagine, mon humeur du moment dicte le fond musical qui m'entoure. Ces derniers jours, empreints de mélancolie, voient ressurgir sur ma chaine audio les CD de Julie London qui passent en boucle.

"Ma voix n'est pas mauvaise", disait Julie London dans un film de 1956, "The great man", dans lequel son personnage interprétait "Meaning of the blues", un titre du pianiste qui a allait devenir son époux dans la vie : Bobby Troup.


J'aime particulièrement cette voix légèrement voilée pleine de félure, elle s'accorde parfaitement à mon spleen actuel. Dans une autre vie j'aurais voulue être chanteuse de jazz...


Julie London était d'abord actrice de cinéma avant de devenir chanteuse. Alors qu'elle faisait ses études à l'Université d'Hollywood, elle est découverte par l'agent Sue Carol, la femme de l'acteur Alan Ladd. Elle apparaît dans son 1er film Nabonga en 1944.
Sa première apparition de chanteuse se fait au 881 Club.
C'est un camarade de classe Arthur Hamilton qui lui composa "Cry Me A River" alors qu'un autre camarade de classe, Jack Wagner était DJ au KHJ à Hollywood. Il était impressionné par sa sensualité et son talent de chanteuse à l'époque où ils étudiaient ensemble.

Et c'est certainement ce qui m'a plu chez elle : sa sensualité. Elle est l'archétype de la chanteuse de jazz blanche et ultra sexy, la "vrai Gilda" !

En même temps c'est une actrice étonnante qui innonde l'écran de sa beautée et de sa présence toujours un peu "ailleurs".
Pour preuve son rôle dans des films comme "Man of the West "("L'homme de l'ouest" d'Anthony mann) ou "Saddle with the wind" ("Libre comme le vent" de Robert Parrish).
Mais c'est encore son apparition inoubliable dans le film de Franck Taschlin " "que je préfère. "La Blonde et moi" est le film qui révèle Jayne Mansfield. Le réalisateur appuie le côté surréel de ses mensurations et fait de Mansfield une Marylin au carré, une pure vision de cartoon.Sur son chemin, le réel se plie, se distord, les lunettes se brisent, les bouteilles de lait explosent et les hommes se transforment en loups de Tex Avery(hilarant) . Julie London, évoque quant à elle un versant mélancolique avec un Cry Me a River qui hante les virées éthyliques de Tom Ewell, le héros ,un imprésario fini, obnubilé par les visions d’une célèbre chanteuse qui l’a abandonné et qui cherche à retrouver un second souffle avec une "nouvelle créature".
L'opposition Jayne Mansfield / Julie London y est saisissante.

Si on rapporte aussi que Julie London avait coutume de se saouler avant chaque enregistrement, preuve de sa fragilité, c'est désormais moi qu'elle ennivre de cette voix qui fut l'une des plus belle du "cool jazz".

D'ailleurs 50 ans après les frères Wachowski ne s'y sont pas trompés en la faisant figurer dans la bande son de leur dernier film "V for vendetta".

"La musique donne une âme à
nos coeur et des ailes à la pensée"

Platon

dimanche, octobre 15, 2006

Bouch' Parker*


Cette année je me suis inscrit au basket. On est un groupe d'environ une quinzaine de garçons avec deux entraineurs Assou (une fille) et Maxime . On a des matchs tout les week-end et là c'est Sylvain et Assou qui s'occupent de nous.ce Week end justement c'était le deuxième match de l'équipe mais mon premier match. On était en déplacement et on a gagner 30 à 24, on avait aussi gagner le premier à domicile 18 à 11.
Moi je joue plutôt comme défenseur donc je n'ai pas encore marqué de panier mais ça va venir...
Quand j'aurais terminé la saison je ferais un plus grand billet pour tout raconter.

Mr Bouch'

* comme Tony Parker le célèbre joueur de Basket

vendredi, octobre 13, 2006

Questionnaire de vendredi 13...


Pour faire plaisir à Gaëlle j'accepte la "patate chaude" qu'elle me lance et répondrais donc à ce questionnaire mais en duo avec Mr Bouch'

1)Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne:

Mr Bouch'
"Sur l'écran, des bolides multicolores, semblables aux "vrais", vrombissant sur une ligne de départ " Un volant pour l'avenir de Dan Mitrecey

Lamousmé
"En ces temps dyslexiques et bavards, la grande simplicité vaut de l'or" Mélangeons-nous de Vincent Cespedes (page 28 car rien page 18)

2)Sans vérifier, quelle heure est-il?

20h45

21h

3)Vérifiez:

20h58
20h58

4)Que portez-vous?

un maillot de foot au couleur du bresil et un bas de survet'
un jean et une tunique

5)Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Harry Potter en dvd
les blogs amis

6)Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?

un cd de Lamousmé
Julie London !!

7)Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait ?

un cours de djembé
un cours de djembé

8)Avez-vous rêvé cette nuit ?

je ne m'en rapelle pas
surement

9)Quand avez-vous ri la dernière fois ?

il y a 1/4 d'heure devant Kaamelott
hilarant !!!!

10)Qu'y a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes?

une tapisserie indienne et un tableau intitulé Boxon...
(j'en reparlerais !!!)

11)Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

une voiture une ferrari !!!
un original de Rossetti !!

12)Quel est le dernier film que vous ayez vu ?

Pirates des caraîbes 2
Marie-Antoinette

13)Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?

rien de special
des gens se ruiner au loto pour cause de vendredi 13

14)Que pensez-vous de ce questionnaire ?

il est marrant
il plait a Mr bouch' donc il est le bienvenu finalement ;o)

15)Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :

je fais 1 m 42
et moi seulement 1m 58 autant dire que je ne vais plus avoir la loi longtemps ;o)

16)Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?

pas d'idée

Morgane (comme la fée)

17)Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?

Bastien sans hésiter !!!
Vous ne trouvez pas que d'avoir déjà un Mr bouch' c'est suffisant ?

18)Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?

non
oui en Angletterre mais je suis trop accrochée à mes racines...

19)Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

qu'il m'aime bien...
"Avoue que celle là elle t'embouche un coin!!!"

20)Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

franchement je ne sais pas
Pourquoi en dehors de la politique?C'est justement elle qui doit aider à changer le monde...

21)Aimez-vous danser ?

non
oui

22)Georges Bush ?

oui?
il n'y a qu'un seul Mr Bouch'!!!!

23)Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ? :

Kaamelott
pareil

24)Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?

Qui veux suivre ?
...

jeudi, octobre 12, 2006

Hurlevent





Un clin d'oeil spécial à cette chère Gaëlle.
Au hasard des promenades dans ces lieux de perditions que sont pour moi les librairies (pour mon porte monnaie s'entend ;o) ) voilà que je tombe sur cette bande déssinée :

1842. Deux jeunes anglaises, Charlotte et Emily
Brontë, arrivent à Bruxelles pour y prendre pension et y parfaire leur éducation
en français. En contrepartie de leur hébergement, Charlotte devra donner
quelques cours d’anglais, et Emily servir d’accompagnatrice à une jeune femme
aveugle : Katherine Murmaul’t, la soeur du peintre allemand Oskar Murmaul’t. La
première rencontre avec le frère et la soeur donne le ton de la relation qu’ils
vont établir avec la rousse Emily : une ambiance de passion rentrée, trouble et
sensuelle, inquiétante aussi, tant le moindre geste et la moindre parole semblent receler leur part de secrète folie…
Yves Leclercq propose dans ce one shot une interprétation à la fois sombre et flamboyante des événements qui allaient façonner le destin littéraire d’Emily Brontë, célébrissime auteur des Hauts de Hurlevent. Le tout jeune Jérôme Deleers dessine cette surprenante histoire avec une puissance saisissante, quelque part à mi-chemin de la tradition gothique et de l’imagerie informatique.


Vous imaginez bien que je suis tout de suite attirée par le titre mais, raisonnable, je passe mon chemin...et voilà qu'aujourd'hui je ne peux m'empecher de chercher plus d'infos sur le net, et là je tombe sur cette petite explication de l'auteur:

Question : D’où vient le choix des sœurs Bronté comme principaux personnages de cette histoire ? Etes-vous spécialiste du sujet ?


Yves Leclercq : Spécialiste, non, même si j’admire réellement l’œuvre, comme beaucoup de lecteurs. En fait, le choix de ce sujet a émergé lentement, au fil de plusieurs conversations tenues entre le dessinateur Jérôme Deleers, moi-même et notre éditeur chez Casterman, Arnaud de la Croix.
Jérôme est un vrai passionné du XIXe siècle, tout ce qui touche à cette période le captive. Quant à moi, j’adore les peintres préraphaélites et je ne suis pas insensible à la dimension un peu sombre et tragique du romantisme… Nous avons peu à peu élaboré une matière narrative à partir de tous ces ingrédients, en nous appuyant notamment sur un épisode assez troublant, et parfaitement authentique, de la vie du peintre Rossetti : la femme qu’il avait beaucoup aimée, Elisabeth Siddal, avait été inhumée avec un manuscrit original, que l’on avait retrouvé bien des années plus tard. Je me suis directement inspiré de cette anecdote pour Hurlevent.


Question : La trajectoire des sœurs Bronté en Belgique est-elle authentique également ?


En partie, oui. Ce qui est rapporté dans la première partie de l’album correspond à
la réalité historique, y compris la passion platonique de Charlotte Bronté pour
le directeur du pensionnat qui les accueillait. Elle et Emily étaient venues en
Belgique pour parfaire leur maîtrise de la langue française.


Question : Hurlevent propose une vision assez saisissante de la ville de Bruges…


Là encore, cela vient surtout d’influences picturales, les symbolistes belges notamment. J’aimais l’idée d’une ville un peu fantômatique, qui deviendrait le théâtre d’un huis-clos dramatique. Jérôme Deleers, qui a un talent fou, a matérialisé cette vision avec beaucoup de brio.


Question : C’est votre première collaboration avec ce très jeune auteur, comment cela s’est-il passé ?


De façon très satisfaisante. Nous nous sommes bien entendus. Je suis certain qu’un bel avenir l’attend.






Et voilà comment on se fait piéger...

Autant dire que demain je file direct acheter cette BD et au diable si on me trouve obsédée !!! ;o)



Lamousmé

dimanche, octobre 08, 2006

Dans les jardins de Kensington...


Le hasard faisant souvent bien les choses, mon cher papa a eu l' excellente idée de m'offrir un livre découvert fortuitement lors de sa récente semaine de vacance qui passa par la ville de Becherel (citée du livre au nom prédestiné !).
Cet ouvrage l'avait attiré par un titre aguicheur pour les inconditionnels de la littérature anglophone que nous sommes . Contrairement à moi qui grâce à cette chère Holly avait eu connaissance de ce livre, le papa en question ignorait l'existence d'une telle oeuvre et bien sur se rejouit à l'idée de m'en faire cadeau, après en avoir évidemment lu integralement les pages !!!
Ce fut une excellente occasion pour effectuer un échange de bons procédés et je lui offrais à mon tour la fabuleuse traduction du "Petit oiseau blanc" de cette toujours chère Holly !!!
Autant dire que désormais les repas familliaux tournent un peu à la Barriemania ;o)
Impossible, de plus, de faire l'impasse sur la nouvelle qui chagrine tant ma traductrice préférée : la publication d'une suite à Peter Pan !! Une hérésie pour une amoureuse de Barrie.

Mon tempérament volontèrement optimiste me porte à croire que cette petite actualité autour de ce cher auteur (si on y rajoute également le film Neverland sorti il y a quelques temps...) montre bien que nos contemporains sont enfin près à faire une place à Barrie autre que simple écrivaillon pour enfant et je m'en rejouie. Evidemment il reste encore beaucoup à faire pour éduquer le public et même si Neverland contient pour les connaisseurs énormément de défauts (j'imagine ma tête si on faisait jouer le rôle de Rossetti par un grand blond !!!!) il a tout de même le mérite d'etre une entrée en matière dans l'univers de Barrie. A ces lignes j'en connais une qui me maudit déjà...;o) Mais j'assume !!! En effet j'avoue que je suis d'abords entrée dans l'univers de Peter Pan par le Disney et ce n'est que plus tard que je me suis intérréssée à Barrie...J'ai confiance dans le public et surtout dans la force des personnages et de l'univers de Barrie pour qu'ils ne reste pas emprisonnés dans des clichés !!!!
En revanche la responsabilité des guides (à savoir les traducteurs puis les critiques) est très importante et là je rejoint totalement l'inquiètude de cette chère Holly si des journalistes se contente d'encenser une suite (en égratignant au passage l'auteur original) et ne font que citer vaguement une nouvelle traduction (qui plus est enrichie d'une préface de 50 pages passionnante) sans certainnement l'avoir même lue !
Toujours est-il que lorsqu'on a la chance de tomber sur un livre brillant qui bien qu'aussi une biographie de Barrie est tout autant un récit halluciné des "swinging sixties", on se doit d'en informer la terre entière !!!!


Je vous fais donc comme à mon habitude le pitch en vous livrant la quatrième de couverture:

Peter Hook, auteur de best-sellers pour
enfants, raconte en une nuit à un petit garçon l'histoire de sir James Matthew
Barrie, l'auteur de Peter Pan. Il évoque le Londres de l'ére victorienne, les
jeunes années de Barrie marquées par la mort de son frère David, ses pièces de
théatre, sa célébrité et sa relation très étroite avec les enfants Llewelyn
Davies, modèles de Peter Pan. Mais en double maléfique de Barrie, Peter Hook met
en scène sa propre vie à l'époque des Swinging Sixties, des Beatles et des
beatniks, et celle de son jeune personnage, Jim Yang, qui voyage dans le temps
pour ne pas grandir.
Biographie romancée explorant la naissance de l'enfance
au début du XXème siècle, récit torrentiel, halluciné et inquiétant sur les
années psychédéliques, Les Jardins de Kensington est une vision sauvage et
fantasmatique de l'enfance comme territoire limitrophe avec la mort. C'est aussi
la tentative de saisir le moment exact où un personnage réel se transforme en
personnage de fiction, où l'écrivain se désintègre, dévoré par l'eternelle
jeunesse de ses créatures.
Avec ce roman inclassable, puissant,
transgresseur, Rodrigo Fresàn s'impose bel et bien comme un auteur
incontournable.

Je rajouterais que ce vertigineux roman, à l'ambiance tragique nous éclaire sur deux époques qui inventère une nouvelle forme d'enfance...les victoriens en promulgant le statut d'enfance ( entre autre en imposant des lois sur le travail des enfants....) et les rockers en devenant de joyeux irresponsables (l'éducation parentale en prenant un grand coup !).
Et si pour Rodrigo Fresàn l'enfance n'est pas un paradis perdu mais "un paradis qu'on se rapelle" j'ai trouvé très impressionnant le fait de lire dans ses remerciement que l'idée de ce fabuleux roman ne lui était venu que trois ans plus tôt à la suite du visionnage d'un documentaire français sur Barrie dont il ignorait quasiment tout....Une telle maitrise de son sujet, une telle appropriation de l'univers Barrien en si peu de temps, me laisse pantoise et... très optimiste....Le fait qu'il soit Argentin comble mon bonheur !!!!


Venons-en maintenant au "petit oiseau blanc"...se familiariser avec la vie de Barrie n'exempte evidemment pas de lire ses oeuvres, sauf que quand vous êtes français à part Peter Pan pour l'instant on peut dire que l'on était Barrie heu...pardon...marie ! c'est donc avec bonheur que je vous avais parler de la traduction de Holly et là j'avoue que je suis tout à la fois ébahie par le talent de la traductrice que par la beautée du texte de Barrie!!
Un conseil toutefois (je ne sais si elle serait d'accord avec moi) mais je préconiserais de lire d'abord le roman et ensuite la préface tant elle est riche, puis de relire ensuite le roman...
En fait je n'ai pu m'empecher de comparer la traduction des cinq chapitres consacrés à Peter Pan du "Petit oiseau blanc" parue en France sous le titre de Peter Pan dans les jardins de Kensington et là j'ai pu découvrir l'importance majeur d'une traduction...d'un roman gentillet pour enfant j'ai découvert une véritable oeuvre . D'ailleurs ne chercher pas ce livre au rayon enfant c'est bien en littérature adulte que vous le trouverez !!!!
pour vous en convaincre je me permet de mettre ici un exemple de comparaison:

première version

Desespérant des fées, il décida de consulter les oiseaux. Il se souvint alors
d'un fait étrange: tous les oiseaux s'étaient enfuis du saule pleureur lorsqu'il
s'y était posé; Il n'en avait pas été troublé sur le moment, mais à présent, il
en comprenait la raison: tout ce qui était vivant l'évitait.
Pauvre petit
Peter pan !

deuxième version

Désespérant de ne rien obtenir de la part des fées, il se résolut à consulter
les oiseaux, mais alors il se souvint, chose étrange, que tous les oiseaux sur
la branche du saule s'étaient enfuis quand il avait grimpé dessus. Bien que ce
phénomène ne l'eût pas troublé sur le moment, il comprit alors sa signification.
Chaque être vivant l'évitait. Pauvre petit Peter Pan !

autre exemple:

première version

Shelley était un jeune monsieur, un adulte, a sa façon. Il était poète et les
poètes ne deviennent jamais vraiment adultes; ils méprisent l'argent et ne
disposent que du strict nécéssaire. Shelley était ainsi, mais il possédait en
plus un billet de cinq livres. Alors, comme il se promenait dans les Jardins de
Kensington, il plia son billet et confectionna un petit bateau qu'il fit voguer
sur la Serpentine.

deuxième version

Shelley était un jeune homme et il était aussi adulte qu'il pouvait espérer
l'être. Il était poète. Et les poètes ne sont jamais, à proprement parler, des
grandes personnes. Ils méprisent l'argent, exceptée la somme dont ils ont besoin
au jour le jour. IL possédait justement cette somme, et cinq livres en sus.
Alors, pendant qu'il était en train de marcher dans les Jardins, il fit un
bateau en papier avec son billet et l'envoya voguer en direction de la
Serpentine.

mercredi, octobre 04, 2006

Je suis rousse et alors?



Cela sonne comme un slogan publicitaire et pourtant c'est aussi un manifeste.
Certes nous ne sommes plus au moyen-age où les roux étaient suspectés d'entretenir commerce avec le diable. On en donnait pour preuve que leurs cheveux avaient pris la couleur des flammes de l'enfer dont ils s'étaient trop approchés. Les taches de rousseurs (éphélides de leur nom savant) étant le signe incontestable de Satan, les femmes qui en portaient avaient donc eues des relations avec le diable et étaient par conséquent immanquablement conduites au bucher.
Depuis toujours les roux et rousses sont à part, ni une ethnie,ni une communauté, simplement une minorité qui se défini par le regard que portent les autres sur leur seule couleur de cheveux.
Voués à l'opprobe jusqu'au XIX ème siecle, valorisés pour cause de singularité à notre époque, les roux ne laissent jamais indifférent.
On dit que Judas était roux, la mythologie égyptienne parle de Seth Typhon frère violent jaloux et roux, assassin du dieu Osiris, et les hébreux ont Esaü qui vendit son droit d'aînesse pour un plat de lentilles. Les rousses ne sont pas en reste, Lilith la première femme d'Adam, Judith fille d'Israël, Salomé et même Marie-Madeleine. Violence et traitrise chez les hommes, tentatrices à la réputation sulfureuse pour les femmes ...

Je suis née comme ça...vaguement "différente" sans le savoir. D'ailleurs pour mes parents je n'étais pas rousse, tout au plus blonde venitienne. Et c'est vrai que l'on ne peut pas dire que j'ai eu conscience de ma rousseur avant l'adolescence. En revanche quand à l'age du mal être généralisé, se rajouta le surnom de "rouquine" voir "poil de carotte" et autre "tache de son" la prise de conscience fut plus violente. Du coup je ne me suis jamais sentie belle, ni laide d'ailleurs, simplement "autre".
Est-ce pour surmonter se "handicap" que je suis rapidement devenue ce qu'on appelle couramment une "grande gueule" ?
Certainement à en croire un charmant Mr. Paul passionné par les rousses et qui leur a dédié un site Roussesland. Quelle ne fut pas ma surprise d'y lire des tas et des tas de jeunes filles racontant la même histoire au sujet de leur couleur de cheveux ! Encore aujourd'hui des fillettes souffrent de leur rousseur. Ceci dit toute personne légèrement hors norme en fait les frais (boutonneux, à lunette et autre "sourire barbelé") mais j'avoue que je n'y avais jamais vraiment songé avant.
Toujours est-il que j'ai très tôt décidée que si je n'était pas "remarquable" par la beautée je devrais l'être par l'intelligence et le savoir. Drôle d'idée quand on y songe que de vouloir compenser une différence déjà bien visible par un comportement encore plus éclatant !! La logique aurait sans doute voulue que j'essaye au contraire de me faire oublier comme certaines sur Rousseland le révaient. Mais d'une certainne manière j'ai choisi de faire oublier la chevelure au profit du caractère trempé !
C'est très certainement également cette distinction qui me sensibilisa fortement à l'injustice et me donna rapidemment envie de défendre des causes et de "m'engager" (comme déléguée de classe au début puis en politique et en milieu associatif plus tard). J'ai vite compris l'interêt d'être en groupe pour peser plus fort.
Certes l'entourage familial une fois encore n'y est pas étranger, me donnant l'envie et les moyens, mais je veux croire que mon adolescence de rousse à jouée aussi un rôle déterminant.
Et puis ne dit-on pas que les roux ont le caractère de feu de leur tignasse ?
L'age adulte à fini par réconcilier la femme et sa chevelure et je porte désormais ma crinière comme un étendard. Je sais combien ma rousseur peut me servir désormais dans mes rôles de représentation (il est toujours plus marquant d'envoyer "la rousse" en interview) et je n'ai plus peur d'utiliser cet attribut dans la séduction. Cet été un homme m'a d'ailleurs déclareé cette phrase digne de Mr Paul : une femme rousse au yeux verts est le summum de la beautée féminine !!
Mes goûts artistiques on probablement été eux aussi fortement influencés par ma couleur de cheveux. Aurais-je tant aimé Rossetti sans cela ??? Probablement que non , la découverte de ces représentations de femmes rousses a largement dû aider dans l'acceptation et la revendication de ma rousseur. Mais il y eu aussi Toulouse Lautrec et Klimt, chacun dans leur genre mon réconcillier avec mon image (même si parfois ils traitaient de l'image sulfureuse de la prostituée ;o) ) et donc avec la sensualité qu'elle peut évoquer. Je ne parlerais même pas de Rita Hayworth en Gilda (bombe atomique s'il en est !!!)
Enormément de chose participe à la formation d'une personnalité , ma rousseur n'en est évidemment pas la seule partie mais elle existe ,elle fait partie de moi comme une pièce supplémentaire de ce puzzle qui forme notre être profond.

D G Rossetti "Lilith"




















Toulouse-Lautrec "La toilette"/ G.Klimt "Danaé"

dimanche, octobre 01, 2006

Bouch' Hur


Ce week-end Mr Bouch' et son papa se sont offert une soirée "légendaire".


J'ai été voir le spectacle Ben- Hur au Stade de France.

C'était la première fois que j'y allais pour voir un spectacle autre qu'un match de foot. Sinon j'y suis déjà allé une quinzaine de fois avec mon papa et mes tontons.
Le spectacle de samedi était très bien et je connaissais déjà l'histoire car j'avais vu le film* et un autre spectacle du même genre au Puy du fou.

Ce que j'ai préféré c'est la course de char mais il y avait pleins d'autres scènes
comme celle des pirates qui attaquent les galères romaines ou la vallée des
lépreux dans laquelle se trouvent la mère et la soeur de Ben-Hur.

Il y a aussi eu la crucifixion de Jésus et après les lépreux sont tous guéris par miracle.

Dans l'histoire il y a bien sur un méchant qui s' appelle Messala et qui
était le meilleur ami de Ben-Hur.

Par contre ce que j'ai moins aimé ce sont les combats de gladiateurs parce qu'il fallait seulement arracher la tunique de l'autre, ce n'etait pas très impressionnant. En plus il n'y avait même pas de fauves alors qu'au Puy du fou il y avait 6 tigres, 2 lions et une hyène (même qu'à la fin César se fait courser par la hyène!)
Tout autour du stade il y avait des télévisions et à chaque commentaire
des images s'affichaient sur l'écran.
Le spectacle dure 1h 30 mais moi j'ai trouvé ça trop court. Le film lui
doit durer près de 3 heures.

*Ben Hur de William Wyler (1959) avec Charlton Heston


Mr Bouch'




Ecrit en 1880 par Lew Wallace, Ben Hur, A tale of the Christ fut le best seller du XIX ème siècle toutes langues confondues. Son auteur après avoir été général de l'armée nordiste, puis juge , regagna les rangs de Juarez pendant la guerre du Mexique avant d'être tour à tour ambassadeur au Caraguay, gouverneur du Nouveau Mexique (ou il s'opposa à Billy the Kid) et enfin ambassadeur en Turquie.

La légende veut que suite à sa rencontre dans un train avec le colonel R. G.Ingersoll , fameux athée, Lew Wallace accepta d'écrire un livre pour prouver la non existence du Christ et ainsi la fausseté du Christianisme. Il fit des recherches pendant deux ans mais à peine avait -il écrit les premiers chapitres de son oeuvre que les faits historiques qu'il découvrait lui donnèrent la conviction que puisque J C Christ avait bien été un personnage historique il était donc bien, aussi , le fils de Dieu comme il le prétendait. C'est ainsi qu'il réécrivit son livre mais cette fois à la gloire de Jésus.